CNJC 2019, les grands gagnants du concours

Kakimoto Kanako, coup de coeur du jury © Fanny Ritz

Partenaire pour la deuxième année consécutive, nous avons assisté au Concours National des Jeunes Créateurs (CNJC), organisé par le Studio ISC à l’Espace 109. Après un rude casting, seul sept créateurs ont été sélectionnés pour le concours : Julia Belot, Tiffany Doche, Noémie Devime, Karl Wan, Kanako Kakimoto, Wilfried E-Z et Perrine Makelele. Pour cette 12ème édition, l’ISC Studio nous a proposé une grande variété parmi les candidats, avec pour chacun d’entre eux un univers et un engament qui leur est propre.

 

Wilfried Enokou-Zeze, élu grand gagnant du concours © Fanny Ritz

Issue du monde de la mode et diplômée d’Esmod Kyoto puis de Paris, Kakimoto Kanako fut élue coup de cœur par le jury. A l’inverse, alors qu’il avait pour désir de devenir avocat d’affaire, Wilfried Enokou-Zeze tenta sa chance pour connaître sa valeur pour son autre passion, la mode, et gagna ainsi le grand prix de ce concours. 1er essaie dans la mode, 1er concours, 1ère victoire. Son travail est très coloré et original avec un assemblage de patchwork ; « Pour ma première collection j’ai alors voulu accentuer ma démarche sur une approche assez relaxe de la silhouette ». Inspiré du monde du street et du rap, il prend pour référence Kanye West, ASAP Rocky, ou bien des créateurs de mode reconnu tels que Virgil Abloh ou Raf Simons, qui selon lui ont une « approche de la mode qui brisent les codes en créant des ponts entre des univers qui peuvent être diamétralement opposés ».

 

Julia Belot, collection INMOK womenswear © Fanny Ritz

Néanmoins, parmi ces nombreux talents, nos yeux se sont posés sur deux autres candidats. Créatrice franco-péruvienne, Julia Belot est également sortie de l’école Esmod. Ses créations sont une articulation entre ses origines et son goût pour l’architecture avant-gardiste. Sa nouvelle collection INMOK womenswear fait référence à un style militaire inca en mettant en scène une femme guerrière. Son objectif tend « à moderniser le style péruvien avec des techniques traditionnelles et contemporaines », notamment avec ses chapeaux pour lesquels nous avons un peu craqué…

 

Perrine Makelele, collection Panzi © Fanny Ritz

Touchée par la cause des femmes, nous avons eu un véritable coup de cœur pour Perrine Makelele. A travers sa collection Panzi, elle dénonce l’ignominie, les viols et agressions subis par des femmes et jeunes filles au Congo. Sa collection fait référence à l’hôpital du Dr Mukwege, portant le même nom. Il dévoue son travail à sauver ces femmes victimes de violences sexuelles. Par sa passion, elle rend ainsi hommage à ces femmes fortes et courageuses en mélangeant les codes vestimentaires des femmes africaines et des références aux tenues militaires. La production de sa collection est intégralement locale, pour une collection aux valeurs éthiques « responsable ». Une collection résolument engagée et féminine !

 

Pour avoir une idée de ce que vous avez raté, vous pouvez trouvez un extrait du reportage de France O ci-dessous !

Karl Wan, créateur.
© France O

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