Pretty Woman


Pretty Woman est un bref court métrage qui traite sur l’impact du regard de la société sur la beauté de la femme, dans le temps et l’espace. J’ai voulu montrer dans ce bref court métrage, que la beauté est subjective. Par conséquent, la notion de canon de beauté n’a pas de sens. Afin de démontrer mes propos, j’ai voulu montrer l’évolution des « canons de beautés » dans le temps et l’espace. Nous pouvons remarquer que nous passons parfois d’un extrême à un autre, comme par exemple pour les lèvres, souhaité petite en Asie et plus pulpeuse dans les pays latins.

Pour être en adéquation avec le canon d’époque et de son pays, certaines femmes n’hésitent pas à changer leur morphologie ; régime extrême, s’enlever des côtes ou porter un corset d’époque pour avoir une taille plus fine, pratique de la chirurgie esthétique… Les canons de beautés, n’étant éternels et changeant assez régulièrement, modifier sa morphologie et son apparence en conséquence des dictâtes sociétales n’a pas de sens.

Comment mets venue cette idée ?

Je voyais autour de moi les conséquences des médias sur le monde qui m’entoure, notamment du côté de mes amis et connaissances. Certaines ne se trouvaient pas assez minces, ne ressemblant pas au « canon » de leur pays. A cet instant, j’aurai aimé qu’elles puissent se voir dans le miroir comme moi je les voyais, dépourvu de tous filtres sociaux. Pour la plupart, j’ai pris des filles qui ne c’étaient jamais retrouvé devant un photographe ou caméraman, et qui plus est, ne se sentaient pas à l’aise dans leur corps. Je voulais une certaine timidité derrière l’objectif.
Enfin, j’ai voulu entendre des avis extérieurs. L’idée d’un débat m’est parue comme une évidence. Le public a été très réactif, dynamique, avec des échanges constructifs. En effet, j’ai proposé différents thèmes :

*Doit-on s’adapter aux regards de la société ? Et est-ce que certain(e)s d’entre vous se sont senti(e)s obligé(e)s de changer leur apparence ?
*La mondialisation a-t-elle tendance à homogénéiser les canons de beautés ou au contraire à créer une plus grande diversité ?
*La beauté est-elle liée aux capitales économiques ?
*Souffrir pour être belle : un cliché ou une réalité ?
*Les hommes sont-ils autant exposé que les femmes, ou bien différemment ?
*Les hommes sont-ils plus indulgents sur les attentes physiques que les femmes ?

C’est ainsi que cette belle expérience commença. Mais elle n’aurait été possible sans une équipe formidable, les MUA ont fait un travail formidable. Certaines tenues m’ont été fournies par des créatrices, de même pour le matériel de tournage qui m’a été prêté par William Kaiton. La musique a été réalisée sur mesure, par Elise, une pianiste très talentueuse.

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